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Qui est Yves Henry ?

            Yves Henry, est né en 1950, designer d’intérieurs de profession, artiste dans l’âme, il rêve de peindre depuis son plus jeune âge, il faudra attendre 50 ans pour que le rêve se réalise.

            En 1995, Yves Henry commence ses premières toiles, passionné par le Pop Art, il remet au goût du jour le cut out (collage d’images) qu’il accompagne de messages qui traversent toute la toile. Ensuite il utilise des objets qu’il peint et détourne de leur contexte et c’est à ce moment qu’Yves Henry met au point ses peintures en trois dimensions.

  
Yves Henry vu par... Yves Henry.

            "Quand les clients viennent à mon atelier, dans une galerie ou à l'occasion d'un salon d'art contemporain, ils font pratiquement toujours la même remarque : "c'est le même peintre qui a créé tout cela !" Ils sont étonnés par la diversité de mon art. Je peins comme j'ai envie, comme je le ressens sur le moment, en suivant mon inspiration, je ne peins pas un tableau, je peins, tout simplement .Au départ je n'ai aucune idée précise, ou du moins si j'en ai une, elle change pratiquement tout le temps en cours de route, selon mes taches de couleurs, mes traits, mes reliefs, mes courbes, mes jets de peintures, mes essuyages, mes réussites, mes erreurs, mes idées, mes hésitations; Je découvre mon œuvre au fur et à mesure que je travaille, quel bonheur souvent, quelle douleur parfois.
            Ma principale préoccupation est la couleur, le sens du beau, du simple à regarder. Je ne cherche pas à ce que mon art dérange et interpelle, je souhaite qu'il fasse plaisir et apaise. J' essaye de ne pas laisser trop transparaitre  ma personnalité dans mon travail, pour laisser un peu de place aux autres, pour qu'ils puissent également rentrer dans la toile, lui faire dire ce qu'ils voient ou même leur laisser le choix de ce qu'ils veulent lui faire dire. C'est le coté vivant de l'abstrait. Je ne veux pas m'imposer tout seul sur les murs de mes acheteurs, je souhaite simplement partager leur amour de l'Art, et d'une certaine façon renter chez eux, participer si possible un tout petit peu à leur vie. Que l'on parle un peu de moi, que l'on pense un peu à moi ! Quel bonheur si parfois j'y parviens.
            Je peins très rarement devant un public, mes hésitations, ma pudeur m'en empêche. Mais l'autre jour contraint et forcé à travailler en extérieur pour des raisons purement techniques, je sentais une présence gênante dans mon dos; Cependant je continuais à travailler essayant d'oublier cette intrusion dans mon univers secret. Après un long moment, profitant d'un moment d'hésitation et à première vue de ma disponibilité apparente, cette personne me dit: "j'aime beaucoup ce que vous faites, je vous regarde depuis un certain temps, et c'est fantastique, vous avez littéralement engagé un dialogue avec votre toile! "Elle avait tout compris.
            Quand je peins, je suis dans mon petit atelier en sous-sol, sans lumière du jour cela ne me gène pas. Je travaille dans mon désordre organisé, où personne d'autre que moi ne peux s'y retrouver. Mais je me sens bien dans ma pagaille, j'y ai mes repères, mes marques, c'est très rassurant. Pendant plusieurs heures je n'entends plus rien, je ne vois plus rien, je ne pense plus à rien, je suis tout  seul avec ma toile et mes peintures, quel égoïsme, mais quel bonheur. Pendant ces quelques heures cette toile subit mes caprices, mes angoisses, mes colères, ma mauvaises humeur, mon dépit, ma tristesse parfois ; mais en contrepartie je lui prodigue les plus grands soins, je m'occupe d'elle, je la peins, je la badigeonne, je la dessine, je l'essuie, je la repeins, je la contemple, je lui parle, je la caresse ; Enfin, je l'aime .Quand tout est finis, ma manière de peindre m'obligeant à ne pas m'arrêter, je suis complètement vidé, épuisé, incapable d'entreprendre une autre tache, comme si toute mon énergie était partie dans mon œuvre, je suis obligé d'attendre un certain temps, voir le lendemain ou plusieurs jours, avant de me lancer dans une nouvelle aventure.
            Pour répondre à la question de beaucoup de mes acheteurs, je n'ai pas de peine à leur céder mon œuvre, au contraire je suis content. La plupart du temps je les connais, j'ai sympathisé avec eux, je les ai apprécié; C'est l'avantage des ateliers ou des marché d'Art. Maintenant c'est à eux de chouchouter ma toile, de l'admirer, de lui parler, de la caresser, la création reste à moi, mais ils sont propriétaires de la toile. Et tant mieux si au cours d'une autre rencontre ils m'en donnent des nouvelles et éventuellement si j'ai l'occasion de la revoir des années plus tard. J'ai toujours la même autosatisfaction, et pense au fond de moi :"C'est moi qui ai fait cela, c'était bien !" je m'étonne, même si entretemps j'ai changé de style et de registre."

Yves Henry
  
Quelques girafes - en grande ou petite taille - sont disponibles à Pictura Atelier